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Ronronthérapie, qu’est-ce que c’est ?

Un chat, c’est bon pour le moral

« Ronronthérapie »… Le nom fait sourire, et pourtant, c’est très sérieux. Le chat possède de véritables pouvoirs thérapeutiques : il nous apaise, nous déstresse, soigne nos insomnies et chasse nos idées noires !

Plusieurs études récentes montrent que les gens qui vivent avec un chat jouissent d’une meilleure santé psychologique que ceux qui vivent sans (In Tout sur la psychologie du chat de Joël Dehasse – Odile Jacob). Tous les propriétaires constatent, jour après jour, le pouvoir de leur compagnon griffu, sans pour autant pouvoir l’expliquer.

Le ronronnement du chat émet des fréquences basses, entre 20 et 50 hertz, qui seraient apaisantes pour nous autant que pour lui.

Selon Jean-Yves Gauchet, un vétérinaire toulousain considéré comme le spécialiste de la ronronthérapie, le ronronnement apaise et agit comme un médicament sans effet secondaire. On observe d’ailleurs une diminution des risques de mourir d’une maladie cardiovasculaire chez les personnes possédant un chat, qui serait due à la capacité qu’ont les chats à faire baisser notre stress et notre tension artérielle.

« Quand l’organisme lutte contre des situations pénibles, comme le stress, le ronronnement du chat émet des vibrations sonores apaisantes et bienfaisantes, un peu comme la musique », explique-t-il. Le chat est alors comme un violoncelle dont la musique s’amplifie en fonction de la taille de sa cage thoracique, qui fait office de caisse de résonance. Le ronron vient du larynx et ses vibrations sont un signe d’apaisement entre chats. « Le ronronnement utilise le même chemin dans le cerveau, à travers le circuit hippocampe-amygdale, une structure étroitement liée au déclenchement de la peur, indique Jean-Yves Gauchet. Écouter ce doux bruit entraîne une production de sérotonine, l’“hormone du bonheur”, impliquée dans la qualité de notre sommeil et de notre humeur. »

« C’est le premier signal que la mère envoie à son petit, un appel de reconnaissance et d’apaisement qui fonctionne aussi avec l’homme », affirme le vétérinaire.

L’homme perçoit le ronron par son tympan mais pas seulement. « C’est par le tympan mais aussi les corpuscules de Pacini, des terminaisons nerveuses situées au ras de la peau, que nous percevons le ronron qui émet des fréquences basses, entre 20 et 50 hertz. Des pensées positives et de bien-être sont alors transmises à notre cerveau », explique le vétérinaire.

La journaliste santé, Véronique Aiache a même consacré un ouvrage à « La ronron thérapie », aux éditions Guy Trédaniel. Pour elle, le chat est « un puissant anti-stress, régulateur de la tension artérielle, boosteur des défenses immunitaires et un soutien psycho-moteur » note-t-elle rapportant les résultats d’une étude menée dans les années 1950 par le corps médical américain.

Autre avantage, même en cas de pépin, le chat répondra vite présent. « A fracture égale, le chat se rétablit trois fois plus vite que tout autre animal. Les vibrations émises par le ronronnement ont d’ailleurs été reproduites par des kinésithérapeutes pour accélérer la cicatrisation osseuse », raconte-t-elle à l’AFP.

Au Japon aussi, on a compris l’intérêt qu’il peut y avoir à s’entourer de ces félins. En témoignent ces nombreux « bars à chats », où les clients viennent se détendre après le travail, en buvant un thé tout en caressant les animaux.

« Le ronronnement utilise le même chemin dans le cerveau, à travers le circuit hippocampe-amygdale, une structure étroitement liée au déclenchement de la peur, indique Jean-Yves Gauchet. Écouter ce doux bruit entraîne une production de sérotonine, l’“hormone du bonheur”, impliquée dans la qualité de notre sommeil et de notre humeur. »

Principe de la ronronthérapie

Le ronronnement du chat est le plus souvent associé à un état de bien-être, à un chat heureux. En revanche, peu de personnes sont conscientes du fait qu’un chat peut également ronronner lorsqu’il est face à des situations :

  • de stress,
  • de peur ou d’anxiété,
  • d’insomnie,
  • de maladie.

Bon à savoir : les ronronnements du chat sont consécutifs d’un rétrécissement d’une veine se trouvant entre le foie et le diaphragme. Ce rétrécissement entraîne des vibrations sous la pression du sang circulant dans l’organisme du félin.

Les chats seraient des êtres capables de déceler ou de « sentir » des choses invisibles à l’œil nu.

Enfin, les ronronnements exercent un effet positif sur l’Homme en raison de la fréquence des vibrations :

  • Elles sont dites basses avec une fréquence comprise entre 25 et 50 Hertz.
  • Elles peuvent provoquer directement et profondément des émotions chez les humains.

Effets bénéfiques sur l’organisme humain

On considère que les félins ont une capacité à absorber les ondes négatives. Ainsi, leurs ronronnements :

  • apaisent d’une manière globale et plus spécifiquement notre rythme cardiaque, limitant ainsi le rythme d’infarctus ;
  • entraînent une production de sérotonine dans le corps : il s’agit de l’hormone dite « du bonheur », impliquée dans la régulation et la qualité du sommeil et de l’humeur ;
  • sont de puissants « antistress» : ils régulent la tension artérielle, donnent un coup de fouet aux défenses immunitaires, apportent un soutient psychomoteur.

D’une manière plus générale, les chats et leurs ronronnements :

  • apaisent et détendent les personnes pouvant souffrir de stress ;
  • calment l’anxiété, l’agressivité et peuvent ainsi favoriser l’endormissement.

Bon à savoir : certaines études auraient mis en lumière l’action anabolisante des ronronnements permettant une meilleure récupération en cas de blessure.

Comment pratiquer la ronronthérapie ?

Il existe plusieurs manières de bénéficier des bienfaits de la ronronthérapie :

  • Être l’heureux propriétaire d’un chat permet de profiter très facilement de ses ronronnements. Si vous prenez soin de lui, votre chat prendra soin de vous.
  • Se rendre dans un bar à chats : le concept, exporté du Japon, consiste à se détendre dans une pièce exclusivement consacrée aux chats :
    • on peut les nourrir, les caresser, jouer avec eux ;
    • ou tout simplement les regarder se reposer et bénéficier de leur aura apaisante.
  • Écouter, dans le calme, un CD audio de ronronnements.

Bon à savoir : des tests sont également en cours dans des hôpitaux pour permettre aux malades en convalescence de caresser et prendre soin d’un félin afin de les aider à mieux supporter leur traitement.

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