Le chat burmese

Le chat burmese

Il convient de ne pas confondre le burmese, qui a le poil court, avec le birman à poil long, aux pattes gantées de blanc si caractéristiques. Pour éviter toute confusion, on donne d’ailleurs aujourd’hui à ce dernier le nom de «chat sacré de Birman ».

Très appréciés et demandés, les burmeses, en raison de leur nature extrêmement douce, font une sérieuse concurrence aux siamois dans la faveur du public. Vifs, intelligents, affectueux et fidèles, ils s’entendent parfaitement avec les autres chats et même avec les chiens. Parmi tous les chats, les burmeses sont probablement les seuls auxquels il importe peu d’être – si l’on peut dire – raillés, contrairement aux siamois qui sont infiniment plus susceptibles.

Le burmese s’affirma très vite aux Etats-Unis, au début des années trente où il semble avoir été importé de l’Inde par un certain Thompson, de San Francisco.

Le burmese zibeline

De même que le siamois, son origine est inconnue bien que de nombreuses théories aient été avancées. Quelle que soit la manière dont la race burmese a été fixée, le résultat en est excellent.

Les caractéristiques du burmese zibeline prescrivent, comme couleur du corps, un brun sombre uniforme, se faisant nettement plus clair sur la poitrine et l’abdomen ; museau, oreilles, pattes et queue doivent être d’un brun beaucoup plus prononcé que le reste du corps. L’idéal est représenté par un animal de taille moyenne, avec de petits pieds de forme ovale.

Les femelles burmese doivent être assez petites, gracieuses, d’un poids moyen de 3,6 kg environ. Lorsque l’une d’elle apparait vraiment trop petite, il est préférable de ne pas la destiner à la reproduction. Les mâles sont plus grands, bien développés et élégants. Les yeux ronds du burmese vont d’un jaune doré à un jaune chartreuse ; ils n’ont pas la moindre tendance au strabisme ; les oreilles sont grandes et larges à la base :la queue est droite ou légèrement bouclée à l’extrémité. Lorsque les burmeses furent introduits en Angleterre, venant de la côte occidentale américaine, on adopta pour eux les normes d’Outre-Atlantique qui n’ont subi depuis que de très légères variantes.

Les premiers furent importés en Angleterre en 1949 par un certain Mr. France, de Derby ; il s’agissait d’un mâle : Csa Gastos Da Foong, et d’une femelle : Ameriacain Ch. Laos Chili Wat,sans aucun lien de parenté avec le précèdent, provenant de Californie et appartenant à Mrs. Blanche Warren.

Après six mois de quarantaine, ils furent leur première apparition en public sur les écrans de la télévision à l’Alexandra Palace et furent invités le lendemain à l’Exposition féline du Croydon Cat Club qui se déroula à Lime Grove Baths, Hammersmith, le 10 novembre 1949 ; ils y suscitèrent un vif intérêt.

Le burmese zibeline fut reconnu par le Governing Council of the Cat Fancy après que trois générations eurent été créées, conformément à la couleur, selon les les normes du Council.

En 1950, Mr. France importa une seconde femelle du nom de Chindwins Minor Tuom, sans lien de parenté. La race devint si vite populaire que, dès 1952, le Croydon Cat Club institua pour elle les premiers classements du champoinnat.

Le burmese Cat Club, aujourd’hui bien établi, et qui fit beaucoup pour l’amélioration de la race, fut institué en 1955. Plus tard, deux autres mâles et une femelle furent de nouveau introduits en Angleterre. L’un d’eux : ch. Darschan Khudiram, particulièrement beau et élégant, figure sur un grand nombre des meilleurs pédigrées. La race burmese eut donc l’avantage de bénéficier de l’apport d’un sang nouveau sans être considérée pour autant comme le résultat d’un croisement entre aniamux consanguins puisque, en tout premier lieu, deux burmeses champagne – un mâle et une femelle – furent amenés d’Amérique en 1970. Leur robe est plus claire que celle des burmeses zibeline, leurs yeux sont d’une magnifique couleur.

Pendant quelques temps, au cours des années cinquante et jusqu’au début des années soixante, certains éleveurs introduisirent du sang siamois. Le burmese, en conséquence, se modifia sensiblement : sa tête et son nez s’allongèrent, sa queue s’amincit, ses yeux devinrent verts (d’un vert bleuté réellement beau chez certains), mais ces changements, en définitive, furent considérés comme une erreur. On modifia donc le standard pour établir que les yeux verts constituaient un défaut et que le profil caractéristique de la race devait être accentué.

Standard du burmese zibeline

Couleur du corps : en pleine maturité, il doit être d’un brun foncé, uni, riche, avec des nuances légèrement plus claires sur la poitrine et l’abdomen. Aucune marque ou marbrure blanche. Quelques poil blancs sont tolérés, bien qu’indésirables. Masque et oreilles doivent être légèrement plus foncés que la couleur de la robe sur le dos. Si celle-ci chez un chat adulte est en contraste profond avec les autres marques, ce sujet sera déconsidéré. Chez les jeunes chats, les couleurs peuvent être un peu plus claires et offrir un contraste plus marqué. Les chatons seront plus clairs encore avec, parfois, des marbrures « tabby ».

Forme du corps et de la queue : taille moyenne élégante, longue (moins, toutefois, que chez les siamois), souple et svelte. Cou allongé et menu. Les pattes sont minces et bien proportionnées ; les postérieures un peu plus longues que les antérieures. Pieds petits, de forme ovale. Queue assez longue, effilée légèrement (une queue longue et mince n’est pas conforme au type). Un nœud invisible à son extrémité est admis sans être souhaitable.

Tête et oreilles : la face doit être pointue, mais plus courte, plus émouée, la mâchoire plus large que chez le siamois. Le haut de la tête doucement arrondi. Le profil offre un menton décidé et s’interrompt au-dessus du nez. Oreilles relativement grandes, à base large, légèrement arrondies à l’extrémité. La ligne extérieure des oreilles prolonge la forme triangulaire de la tête. Un rétrécissement de la mâchoire est un défaut.

 Yeux : grands, brillants, en amande vers le nez. On aspire à des yeux d’un jaune d’or clair (bien que suffisamment intense), mais la plupart des burmeses zibeline d’aujourd’hui ont les yeux jaune chartreuse (voir note). Quoi qu’il en soit, les yeux verts constituent un grave d »faut.

Robe : le poil court et fin, doux, bien serré sur le corps. Un poil soyeux caractérise le burmese et dénote encore un bon état de santé.

Condition : le burmese doit être musclé sans être gras, et se révéler un animal robuste.

Note relative à la couleur des yeux : dans la mesure même où la couleur des yeux du burmese est assez peu marquée, ils sont d’autant influencés que la lumière à laquelle on les observe est plus intense. Il conviendrait de les juger à la lumière du jour, pas trop forte, et harmonieusement diffusée. Le ruban de soie jaune chartreuse du standard (établi par le Burmese Cat Club) facilite la tâche du jury en ce sens qu’il constitue un excellent repère. A la lumière artificielle, la comparaison avec le ruban standard permet une appréciation beaucoup moins précise parce qu’elle altère à la fois la couleur du ruban et celle des yeux du chat burmese en compétition.

Le burmese bleu

En 1955, deux petits chats « bleus » apparurent dans une potée de « zibelines », élevée par une certaine Mrs. Watson. Ils furent enregistrés, et la femelle : Sealcote Blue Surprise (surprise bleue) marqua le début d’une nouvelle variété bleue : variété qui se constitua peu à peu, et trois générations de bleu en bleu s’étant produites, le Governing Council the Cat Fancy reconnut le burmese bleu comme une nouvelle race.

Des classements séparés furent établis lors des expositions félines et, à l’exposition du Council, présidée par M. A. Towe, qui se tint à Olympia le 24 septembre 1960, un mâle : Bulrushes Blue Jhon, et une femelle : Arboreal Blue Pandora, appartenant respectivement à Miss Dunn et à Miss Wellington, furent primés dans leurs catégories. Le tout premier titre de champion, lors de l’exposition d’Exeter (6 septembre 1959), avait été décerné à Ballard Bilin, propriété de Mrs. Knowles, dans un classement mixte.

Le bleu, on ne sait trop pourquoi, n’était pas populaire en Amérique ; aucun n’y fut introduit, et le Burmese Cat Club établit une échelle des points que le Council ratifia.

Sa robe est infiniment plus fournie que celle du zibeline ; et il a tendance à avoir la tête plus allongée. La couleur de ses yeux doit être jaune cédrat, piqué parfois de petites taches sombres dont la teinte rappellerait, peut-être, celle de l’agate. Aux premiers jours de sa vie, les yeux du chaton sont parfois un mélange de jaune et de bleu, du plus bel effet, sans être particulièrement typique : un bleu turquoise doré, pourrait-on dire.

Les siamois furent élevés dans l’une comme dans l’autre couleur, d’où l’évolution qui intervint dans celle de leur yeux. Nombreux, parmi, les « zibeline », sont ceux qui ont les yeux verts ; ceux de quelques autres prirent une teinte d’un vert bleu sombre, fort belle, sans être pour autant caractéristique. Tout ceci n’alla pas sans créer une certaine confusion parmi les membres des jurys, et justifia une adjonction à l’échelle des points pour chacune des couleurs : laquelle sanctionna, nous l’avons dit, les yeux. La robe n’est pas d’un bleu aussi prononcé que celle des bleus russes, chartreuse ou british blue : disons qu’elle rappellerait celle d’un vieil étain soigneusement astiqué.

Standard du burmese bleu

Couleur du corps : un gris bleuâtre doit prévaloir chez les adultes, plus sombre sur le dos, donnant à la robe un effet d’ensemble très chaud, d’une couleur argentée et brillante ; la queue doit être de la même couleur que le dos. Quelques poils blancs peuvent être tolérés, mais aucune tache ou marque blanche. Oreilles, museau, pattes ont des nuances gris argenté ; les chatons sont généralement plus clairs ; les petits peuvent présenter des marbrures.

Forme du corps et de la queue : le corps doit être d’une dimension moyenne, élégant, allongé (moins, toutefois, que celui  du siamois) et mince ; le cou, long et menu. Les pattes fines, proportionnellement au reste du corps ; les postérieures légèrement plus longues que les antérieurs ; les pieds petits et ovales. La queue doit être longue, un peu fuselée (longue et fine, elle n’a rien de typique). Un nœud invisible à l’extrémité, bien qu’indésirable, et néanmoins admis. Quel que soit son sexe, le burmese bleu a tendance à être plus massif que les autres burmeses.

Tête et oreilles : le museau en forme de coin, mais plus bref, plus émoussé et la mandibule plus large que celui du siamois. La partie supérieure de la tête légèrement arrondie. Son profil doit offrir un menton bien marqué et s’interrompre au-dessus du nez. Oreilles relativement grandes, larges à la base, légèrement arrondies au sommet. La ligne extérieure des oreilles doit prolonger la forme quelque peu triangulaire du museau. Un rétrécissement de la mâchoire est un défaut.

Yeux : ils doivent être grands, scintillants, assez espacés l’un de l’autre, en amande vers le nez, d’un vert jaunâtre allant jusqu’au jaune. Les yeux verts sont considérés comme un défaut grave (voir note).

Robe : poil court, d’une fine texture, n’adhérant que modérément au corps. Son aspect brillant, caractéristique du burmese, est moins prononcé chez le burmese bleu que chez le zibeline.

Conditions : ses conditions physiques doivent être excellentes, tendre à une certaine musculature. Mais pas de graisse.

Note relative à la couleur des yeux : En raison même de sa délicatesse, et comme pour le burmese zibeline, la couleur apparente des yeux du burmese bleu est fortement influencée par l’intensité de la lumière à laquelle ils sont exposés. Il convient donc, là aussi, de les juger à la lumière du jour, modérément diffuse.

Les burmeses crème et bleu-crème

En 1970, quatre nouveaux éléments furent importés en Angleterre, provenant des pays de la côte occidentale américaine : deux étaient couleur chocolat (un mâle et une femelle), plus un zibeline mâle et une autre femelle offrant des nuances chocolat. Au cours de ces mêmes années, deux autres furent encore importés de la côte est américaine, un mâle et une femelle, qualifiés de « champagne », dont la robe s’affirma convenablement après une longue quarantaine.

D’autres couleurs apparurent : crème et bleu-crème auxquelles on assigna respectivement deux nouveaux numéros. Mais, si une échelle de points a été établie, ces races n’ont pas encore accédé au niveau des champions. Puis vinrent d’autres couleurs encore : rousse, jaspée, chocolat (dite aux Etats-Unis « champagne »), et lilas (« platine » aux Etats-Unis). Caractéristiques et numéros de races n’ont encore été ni définis ni accordés par le Governing Council of Cat Fancy.

Standard du burmese crème

Couleur du corps : gradation allant d’un crème prononcé à une couleur plus claire sur la poitrine et le ventre. Aucune tache, aucune marbrure n’est admise, mais chez un chat en parfaite condition, des petites marques sont tolérées. Les oreilles doivent être légèrement plus sombres que le reste de la robe. Aucune moucheture blanche. Les chatons ont une robe un peu plus claire.

Yeux : ils doivent être grands, brillants, espacés l’un de l’autre, en forme d’amande ver le nez. Nuances : du jaune à l’ambre. Les yeux verts sont considérés comme un défaut. Le chaton peut avoir tendance à conserver, plus longtemps que le  « zibeline » ou le burmese bleu, des yeux bleuâtres.

Tête et oreilles : comme pour le « zibeline ».

Forme du corps et de la queue : comme pour le « zibeline ».

Robe : poil court, d’une fine texture et bien adhérent au corps. Il doit être brillant.

Condition : comme pour le « zibeline ».

Standard du burmese bleu-crème

Tête et oreilles : comme pour le crème.

Forme du corps et de la queue : comme pour le crème.

Robe : comme pour le crème.

Couleur du corps : mélange bleu et crème sans rayures évidentes.

Conditions : comme pour le crème.

Note relative à la couleur : couleur et marques ont moins d’importance chez le bleu-crème que le type à proprement parler de l’animal, lequel doit être excellent en ce sens que le bleu-crème est un intermédiaire entre le brun-bleu et le roux-crème.

Si, en Grande-Bretagne, le burmese présente une telle variété de couleurs de robe, il n’en est pas de même en France où il reste un chat rare et d’un prix relativement élevé. A l’heure actuelle, les éleveurs français s’en tiennent à la race la plus ancienne, le burmese zibeline.

Nouvelles variétés de chats à poil court

Les Anglais grands amateurs de chats et passionnés de génétique sélectionnent chaque année de nouvelles robes et de nouvelles couleurs. C’est aux dernières variétés apparues de chats à poil court que ces lignes sont consacrées. Il va sans dire que, sauf exception, on ne rencontre encore aucune d’entre elles en France. C’est la raison pour laquelle la classification féline anglaise a été conservée dans ce texte. Comme on le fait outre-Manche, on  distinguera donc trois groupes : celui des chats à la corpulence massive et robuste et aux pattes courtes, appelé british, mais connu chez nous comme….. « Européen », celui des chats à l’ossature plus petite, appelé foreign (étrangers), et le groupe des chats ayant la forme et la structure des siamois, décrits de nos jour comme orientaux.

Les races british ont généralement des robes moins adhérentes au corps que les foreign et les orientaux, mais les différences, aussi bien dans la conformation que dans la robe, ont surgi tout au long de dizaines d’années d’élevage et de sélection. Dans chaque groupe, il peut exister une gamme complète de couleurs et de types de robe, et, en général, les chats décrits comme « variétés nouvelles » sont ceux qui ont une couleur ou un type de robe différent de ceux existants déjà dans le même groupe.

Dans de races cas, il se présente d’autres différences ; la race rex, obtenu avec des chats aux robes ondulées, conséquence d’une modification ou d’une altération génétiques, en est un exemple remarquable. Deux « mutants » furent découverts en Angleterre vers 1960. D’autres changements ont été observés depuis, et actuellement, on peut identifier trois types de robes chez le rex : le rex cornish, le rex devon et le rex oregon.

La robe du rex est ondulée, très fine et souple au toucher. Les éleveurs ayant décidé de développer tout particulièrement les chats du groupe foreign,le rex cornish ressemble plutôt, de nos jours , au siamois, bien que cela ne suffise pas à le décrire comme oriental, et le rex devon est semblable (bien que non identique)au burmese. Le rex oregon penche plutôt vers le type foreign.

Les rex, comme les manx, sont élevés pour les expositions ; on en trouve de toutes les couleurs et de tous les modèles et, par conséquent, il s’y révèle toujours de nouvelles combinaisons, la plus récente étant celle créée par Mrs. Bandfied, et qui donne un chat pouvant être décrit comme un rex devon brun-fumée marbré.

Les autres races produites avec des caractéristiques tout au fait nouveau par rapport au chat domestique sont : le wirehair (au poil dur comme un « fil métallique »), le japanese bobtail (« japonais à la queue tronquée ») et le scottish fold (« pli écossais »).

Le wirehair fur élevé et exposé aux Etats-Unis et sur le continent européen. Son nom est très descriptif ; la structure particulière de la robe est produite par un gène qui élimine le sous-poil souple et rend les autres poils plus hirsutes, comparables à du fil de fer.

Le japanese bobtail est un chat à demi étranger, élevé dans les couleurs de robes suivantes : blanc-roux, écaille de tortue et écaille et blanc. Son nom vient de ce qu’il porte une queue tronquée très caractéristique et souvent nouée à son extrémité. De même que le wirehair, le japanese bobtail n’ext pas exposé en Angleterre.

La troisième race citée est originaire de Grande-Bretagne et elle apparut pour la première fois dans les montagnes écossaises grâce au génie d’un amateur : Mrs. William Ross. Cette race porte le nom de scottish fold ; c’est un chat de type ou de conformation british, avec  des oreilles repliées à la pointe, comme celle d’un jeune chiot. De nombreux scottish folds ont la queue courte, privée de pointe à l’extrémité, mais les recherches faites sur leur patrimoine génétique établissent que le meilleur programme d’élevage est celui qui exclut ces spécimens au cours de la sélection.

Le scottish fold fut jadis exposé en Angleterre, et de nombreux sujets étaient inscrits sur le registre du Governing Council of the Cat fancy ; un certain nombre d’éleveurs s’opposèrent à leur reconnaissance et, par la suite, les folds furent exclus de l’inscription et cessèrent de parître dans les expositions anglaises. L’interdiction était fondée sur la crainte que les folds puissent être plus sujets aux maux d’oreilles que les chats, à oreilles droites. Consulté, les responsables du Governing Council firent savoir qu’ils n’avaient pas eu l’occasion d’observer des scottish folds ; en fait, la conformation de l’oreille de ces chats est identique à celle des autres, et la petite pliure du pavillon n’obstrue pas le passage de l’air et n’empêche pas les soins normaux. Les éleveurs admirent le point de vue suivant : si les maux d’oreilles étaient particuliers à un élevage, les folds écossais pourraient être atteints ; mais ils n’acceptèrent pas l’idée que cette catégorie fût plus exposée au mal ou plus difficile à soigner que d’autres. Leurs suppositions furent confirmées, car le travail commencé par des chercheurs fut poursuivi et, à la suite des travaux d’un éminent généticien américain qui étudia des sujets de la race, un club, spécialisé se constitua : l’International Scottish Fold. Le Governing Council of the Cat Fancy accepta alors à nouveau l’inscription des folds écossais.

Les nouvelles variétés d’une race, produites par les mélanges de couleurs et de modèles de robe existant déjà chez d’autres races, sont trop nombreuses pour être énumérées, mais on doit signaler particulièrement les très belles variétés à poil court british : le british smok (ou fumée) à poil court et le chinchilla à poil court, ces derniers étant récemment apparus. Les deux sont génétiquement de la même famille, mais deux lignées de pédigrées complètement séparées sont en train de se développer ; leur avenir semble assuré. Une autre très belle  variété, mais rare, est le bleu-crème et blanc. D’autres nouvelles couleurs et types de robes portent les noms de chocolat, lilas et bigarré-chocolat. D’autres encore suivront.

Entrent dans la catégorie foreign (étrangers), les nouveaux venus les plus remarquables : les burmeses roux, crème, écaille de tortue, chocolat et lilas. Ces derniers sont burmeses en tous points et l’on doit reconnaître le mérite des éleveurs pionniers des roux et des crème, qui sélectionnèrent leurs sujets jusqu’à les faire devenir presque entièrement uniformes, c’est-à-dire exempts de marques  « tabby » (marbrées) ; ce qui, surtout dans les races à la robe rousse, est très difficile à réaliser. Les burmeses chocolat et lilas, élevés en Angleterre, descendent d’animaux importés des Etats-Unis où le chocolat est connu sous le nom de « champagne ».

Le chat abyssin constitue une autre race foreign pour laquelle apparaissent de nouvelles variétés de couleurs. Le groupe présent un intérêt particulier pour ceux qui s’intéressent à l’étude des phénomènes héréditaires, car, en ce qui concerne la robe de l’abyssin roux, le processus génétique n’est pas complètement défini ; il est donc difficile de classer ces nouvelles couleurs. Parmi celles-ci une gamme canari-fauve est considérée par de nombreux experts comme l’équivalent du marbré lilas. Mais c’est le groupe « oriental » qui possède le plus grand nombre de variétés nouvelles et les premiers sont les chats foreign white (étrangers blancs), qui sont siamois jusqu’à leurs très beaux yeux d’une couleur bleu profond, avec une robe caractéristique d’un blanc pur, très brillante. Ces chats se comportent, vivent et procréent comme les siamois, produisant d’habitude, dans chaque portée, quelques véritables siamois mais qui ne sont pas classés comme tels dans les expositions.

Elever des foreign white est un passe-temps qui devient à la mode, car leur robe blanche est due à la présence d’un gène dominant dont l’effet est de masquer d’autres couleurs et caractéristiques. Il se peut qu’un foreign white soit, sous sa robe blanche, d’une quelconque variété de siamois, mais, sauf s’il est d’une couleur écaille de tortue, on n’en aura aucun indice jusqu’à ce que naissent des chatons : quelques-uns auront la robe blanche et d’autres non. Le foreign white siamois écaille de tortue peut parfois être décelé grâce à de petites taches colorées qui apparaissent sur les gencives et autour de la peau du nez. Ces taches sont indésirables et, dans les élevages sélectifs, ces chats sont exclus.

De nombreuses races blanches aux yeux bleus sont frappées de stérilité partielle et de surdité. Cependant, les promoteurs de la race foreign white, Mrs. Bryan Stirling-Webb, Misses Jane Flack et Patricia Turner réussirent à produire des chats n’ayant aucun de ces défauts héréditaires, et Miss Patricia Turner, qui planifia le projet d’élevage, établit un schéma comportait en majeur partie des accouplements entre foreign white et siamois communs, et autres entre foreign white et foreign white limités à des individus d’un génotype particulier. Il devint plus tard le document fondamental de l’Association des amis du foreign white ; de nos jours les éleveurs de cette variété soumettent leurs chats à la société et reçoivent toutes les indications sur les caractéristiques des chatons qui peuvent être obtenus par les différents types d’accouplements. Ces conseils s’accompagnent d’une estimation de la race en catégorie d’éleveurs et constituant un service unique en son genre.

Au cours de ces dernières, des chats ayant un autre type de robe blanche, descendant d’animaux importés d’Amérique, ont été élevés en Angleterre. Ces spécimens blancs ressemblent aux foreign white ayant le type siamois, la robe blanche et les yeux azur, et sont connus en Amérique comme siamois albinos. L’Association des amis du chats foreign white ; de nos jours les éleveurs de cette variété soumettent leurs chats à la société et reçoivent toutes les indications sur les caractéristiques des chatons qui peuvent être obtenus par les différents types d’accouplements. Ces conseils s’accompagnent d’une estimation de la race en catégorie d’élevage, facilitant la tâche des éleveurs et constituant un service unique en son genre.

Au cours de ces dernières années, des chats ayant un autre type de robe blanche, descendant d’animaux importés  d’Amérique, ont été élevés en Angleterre. Ces spécimens blanc ressemblent aux foreign white ayant le type siamois, la robe blanche et les yeux azur, et sont connus en Amérique comme siamois albinos. L’Association des amis du chat foreign white reconnaît ces sujets dans une autre catégorie d’élevage au foreign white, mais lorsqu’ils sont accouplés à des siamois, aucun des chatons n’est blanc. Ce n’est que lorsque ces derniers sont à leur tour accouplés entre eux qu’apparaît une certaine proportion de foreign white.

Une autre série complète d’orientaux à poil court est en voie de fixation grâce aux travaux d’un groupe d’éleveurs appartenant à l’association du chat oriental. Ces variétés sont issues d’un accouplement fortuit entre un persan chinchilla et un siamois au poil chocolat, et une étude sur la façon dont les couleurs et les modèles se combinent chez des chatons de portées successives a prouvé la possibilité d’une gamme entièrement nouvelle de couleurs pour les chats orientaux. Ceux qui ont été présentés pour leur beauté lors d’expositions félines ont des couleurs différentes : le fumée oriental abricot chocolat.

En fait, ces chats sont élevés dans une gamme de dix couleurs et classés dans les groupes fumée, argent et pastel. Les autres couleurs sont : bleu, lavande, argent, noire tacheté, bleu tacheté, chocolat tacheté, lavande tacheté et argent tacheté.

Les fumée orientaux sont de type siamois avec un sous-poil clair et le poil supérieur d’une teinte fumée. Ils présentent des marques moirées très pâles. Les argent orientaux sont des marbrés, dont le dessin de la robe ressort sur un fond argent. Si les orientaux noir-argent équivalent aux marbrés argent d’autre races, les autres variétés d’argent orientaux n’ont pas, eux, de caractéristiques analogues à celles d’autres races. Les pastels orientaux sont de couleur délicatement mouchetée, de la même manière que les persans chinchilla ; mais, de même que les fumée et les argent, ils ont le type siamois et une robe courte, soyeuse et adhérente. Contrairement aux persans chinchilla, ils sont élevés dans toutes les couleurs.

Comme le facteur produisant l’effet argent et fumée est dû, on le sait aujourd’hui, à un gène occupant sur un chromosome une position différente de ceux qui produisent les siamois et les burmeses, la production de variétés de siamois et burmeses, entièrement nouvelles, devient possible. Le programme d’élevage de fumée-argent et pastel orientaux s’est dirigé vers le type siamois, et aujourd’hui  les burmeses ne sont donc plus utilisés.

Quelques variétés de siamois ont fait leur apparition et on été nommés provisoirement « siamois fumée » « siamois argent » et « siamois couleur pastel ». Seuls deux d’entre eux ont été exposés : le « poil de phoque », de Miss Patricia Turner (inscrit auprès du « Governing Council of the Cat Fancyl » sous le nom de « signal fumée étincelle »), et le chocolat-argent de Mme Alice Law.

L’avenir de ces nouvelles variétés de siamois est entre les mains des éleveurs, car les membres de l’association du chat oriental sont  convenus de concentrer leurs efforts sur les « smoke » (fumée) argent et pastel, en y ajoutant de très belles couleurs unicolores noires, azur, chocolat (connus comme  « havanas »), lavande, et des variétés marbrées orientales produites d’après leur propre programma connus sous le nom de « mau égyptiens ».

Une autre variété à poil court, nouvelle pour l’Angleterre, bien que déjà élevée et exposée avec succès aux Etats-Unis et au Canada, est le « korat ». Ces gracieux chatons sont de type foreign plutôt qu’orientaux bleus par le type. Nous espérons que le Governing Council of the Cat Fancy les reconnaîtra bientôt, en leur donnant le droit de concourir dans les expositions, et qu’ils remporteront les premières places du championnat.

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