Physiologie et anatomie du chat

Physiologie et anatomie du chat

A l’état sauvage, le chat est un chasseur solitaire, d’instinct indépendant.

Contrairement au chien dont la domestication aboutit à sa dépendance vis-à-vis de l’homme, le chat se suffit à lui-même. Quand les circonstances l’exigent, il est en mesure de se procurer gîte et nourriture, comme le chien, le chat, s’attache à sa maison et à son maitre et, s’il était obligé de choisir, il préférerait encore son maitre à sa maison. Quand une famille se déplace, en effet, il s’adapte vite, parmi les hommes, à son nouveau milieu.

Bien des gens, à la perspective d’un changement de résidence, s’alarment pour leur chat. Ce qu’il faut, en ce cas c’est s’assure que l’animal se sente à l’aise. Ce point étant acquis , il est relativement facile, par exemple, de lui ouvrir la porte du jardin et de l’appeler pour lui donner à manger. Ainsi, le minet apprendra la nature du rapport existant  entre sa nouvelle maison et le jardin, qu’il adoptera comme son nouveau terrain. En d’autre termes, il apprendra à reconnaitre son chemin et à retrouver sa maison.

Si un chat se perd, il ne faut pas s’inquiéter outre mesure, mais faire confiance à ses possibilités d’autoconservation. Le vieux dicton selon lequel  chats ont neuf vies témoigne d’une bonne connaissance de ces animaux ; ceux-ci semble en effet doués d’une extraordinaire faculté de survie, et, de fait, ils supportent certaines atteintes ou facteurs défavorables qui seraient au plus haut point préjudiciables, voire mortels, à d’autres animaux.

La faculté de survie du chat est due, en partie, à son anatomie.

Les os de ses épaules  sont disposés de telle sorte qu’ils lui permettent de s’accrocher aux arbres et d’y monter  facilement à l’aide de ses pattes antérieures. Si vous observez un petit chat en train de jouer, vous vous apercevez vite qu’il peut mouvoir ses pattes dans presque tous les sens ; l’extrémité de ses côtes demeure plus souple, s’endurcit beaucoup moins vite que chez d’autres animaux, ce qui lui permet de supporter une plus forte pression sur la poitrine.

Nous savons tous que les chats aiment grimper aux arbres et s’asseoir sur des objets élevés : chaises, tables, murs, barrières. Ils ont ainsi une vue complète, plus étendue, et peuvent parer au moindre danger. Leur excellent sens de l’équilibre n’a d’égal que la promptitude de leurs réflexes, et il leur est possible de passer en une fraction de seconde d’un état de repos et de détente absolu à la plus vigilante attention.

Leurs griffes, rétractiles, leur permet d’avancer furtivement quand ils chassent ,mais ils sont en mesure d’en faire immédiatement usage pour se défendre et  attaquer. Ces griffes, poussant en permanences, deviennent rapidement incommodes si elles ne sont pas usées au fur et à mesure de leur développement : ce qui explique l’insatiable besoin éprouvé par les chats de gratter, de déchirer bois cuirs et autres matières.

Le problème se complique encore lorsqu’il s’agit d’un chat vivant dans un appartement ou dans tout autre lieu où il ne lui est possible de « se faire les griffes », quand il en éprouve le besoin, que sur les meubles ou les tapis… On peut alors remédier à ce grave inconvénient en tenant à sa disposition un morceau de bois quelconque qu’il s’empressera d’aller gratter le moment venu, ou encore, bien sûr, en taillant ses griffes. Mais si l’on opte pour cette dernière formule, il faut, non seulement veiller à ne pas blesser l’animal, mais aussi à couper les griffes correctement : trop courtes, elles peuvent  handicaper le chat dans ses déplacements et ses fuites en l’empêchant de s’agripper ; trop longues, elles peuvent s’incarner.

Le squelette

  • Il s’agit de la structure interne du corps, constituée notamment de la colonne vertébrale, des membres postérieurs et des pattes antérieures.
  • Il protège les organes internes délicats.
  • Le crâne protège le cerveau et les organes sensoriels tels que les yeux.
  • Le pelvis protège les organes abdominaux inférieurs tels que l’utérus.
  • Les vertèbres (colonne vertébrale) protègent les nerfs qui forment la moelle épinière.
  • Les côtes protègent tous les organes se trouvant dans la poitrine tels que le cœur et les poumons.
  • Il permet le mouvement. Lorsque les muscles attachés aux os autour d’une articulation se contractent, les os bougent et les articulations se plient. C’est la force des muscles dans les membres postérieurs du chat qui lui permet de sauter haut et de chasser ses proies.
  • Il produit des cellules sanguines.
  • Il stocke des minéraux importants comme le calcium et le phosphore.

Bien que les chats aient à peu près le même nombre d’os que les humains, la forme de ces os est différente et ils sont spécialement adaptés pour répondre aux besoins des fonctions prédatrices du chat. Le squelette d’un chat est solide mais très léger. Sa colonne vertébrale est très souple pour une plus grande agilité, ce qui lui permet de sauter et de se déplacer rapidement. La souplesse et la force de ses articulations lui permettent également de sauter de grandes distances sans se blesser et sa longue queue joue un rôle important car elle lui permet de garder son équilibre.

La peau

La peau représente en réalité le plus grand organe du corps d’un animal. Son rôle principal est de protéger le corps des infections, des blessures physiques et de la perte de chaleur et d’eau. La peau d’un chat est attachée de façon plus lâche aux structures sous-jacentes que chez les humains, ce qui augmente encore sa souplesse.

La peau d’un chat est recouverte de poils (bien que certaines races de chat aient été élevées pour en être dépourvues). Ces poils sont importants car ils permettent de garder la chaleur du corps et de prévenir les blessures de la peau. Ils peuvent également réagir à la présence d’une menace et, en se dressant, faire paraître le chat plus gros.

Les poils jouent également un rôle indirect de protection. Dans la nature, les couleurs du pelage peuvent être sensibles à l’environnement. Les chats non domestiqués possédant un pelage tigré sont les plus à même de survivre et de se reproduire car la couleur de leurs poils leur sert de camouflage contre les prédateurs plus grands qu’eux et augmente leurs chances de réussite à la chasse. En revanche, c’est le pelage noir, ou noir et blanc, qui a tendance à dominer en milieu urbain. Ce phénomène est cependant moins remarquable maintenant avec l’influence de l’élevage sélectif.

Certaines parties de la peau ou du pelage ont évolué pour effectuer des fonctions particulières.

  • Les pattes sont recouvertes de coussinets de peau beaucoup plus épaisse que la peau qui recouvre le reste du corps.
  • Les moustaches sont plus longues et plus épaisses que les poils normaux, et sont très sensibles au toucher. En plus de la tête, on en trouve à plusieurs endroits du corps, ce qui permet aux chats de recevoir des informations sur leur environnement.

L’œil du chat est adaptable, sa pupille capable de se développer jusqu’à vingt fois.

Les chats ont également une très bonne vue, qui là encore s’est développée pour les aider dans leur fonction de chasseur. Leurs grands yeux sont situés sur le devant du crâne pour leur permettre d’avoir un excellent jugement de la distance. Contrairement aux pupilles rondes des humains, les chats ont des pupilles elliptiques qui deviennent de fines fentes en présence de forte lumière. Une couche réflective au bas de l’œil leur permet de capter toute la lumière disponible pour une meilleure vision de nuit. Cette couche réflective donne l’impression que les yeux des chats brillent dans la nuit.

Les chats ont également une paupière supplémentaire appelée la membrane nictitante (souvent citée comme une troisième paupière). Elle se déplace au-dessus de l’œil, sous les paupières externes, du centre vers l’extérieur et constitue une protection supplémentaire pour les yeux. Cette membrane nictitante n’est généralement pas visible, et si elle le devient de façon chronique, elle doit être interprétée comme un signe de mauvaise condition physique ou de maladie.

Il peut, de ce fait, tirer parti au maximum de la lumière la plus diffuse ; la présence de moustaches et de longues vibrisses, qui lui servent de sourcils, se prolongeant jusqu’à l »extrémité  des oreilles, développe encore sa faculté de voir dans la nuit : moustaches et vibrisses, en effet, d’une extrême sensibilité, lui permettent de s’orienter dans l’obscurité la plus complète.

Toutefois, la vue et le toucher ne sont pas les seuls sens au plus haut point développés chez le chat : l’ouïe ne l’est pas moins et il perçoit des sons parfaitement inaudibles pour nous. Ceci pour deux raisons : tout d’abord parce que son ouïe est plus sélective ; ensuite, parce qu’elle est en mesure de saisir des sons trop aigus pour une oreille humaine. Celle du chat est probablement plus sensible encore que celle du chien, et ce phénomène est dû à ses larges oreilles, bien dressées qui lui permettent de capter tous les sons. Vingt muscles les contrôles  et les orientent en direction du moindre bruit, accroissant ainsi les facultés auditives du chat et lui permettant  de localiser, avec une extrême précision, leur source.

De même que sa structure anatomique, le fonctionnement de son organisme concourt à ses capacités de survie.

Chez tout animal, la peur stimule la production d’adrénaline capable de provoquer certaines modifications somatiques. Chez le chat, elles sont visibles dans l’altération des formes de son corps quand il est frappé d’épouvante. Les poil de son corps et de sa queue se hérissent, cette dernière se redresse, ses riens s’arquent, et ses petites pattes se tendent. Ces transformations extérieures le font apparaitre plus gros, et ceci, justement, pour effrayer l’adversaire !

L’organisme du chat est particulièrement sensible à certaines substances médicales, comme à  la nourriture. Certains chats apprécient peu et digèrent mal le lait ; beaucoup d’autres, parfaitement sains, ne boivent que rarement étant  donné l’aptitude de leur corps à retenir peu épaisse. C’est là, généralement, un signe de bonne santé. D’autres encore, au contraire, boivent chaque jour, à maintes reprises, une même quantité d’eau, en fonction des exigences physiologiques de leur organisme. Comme tous les animaux, un chat doit avoir en permanence de l’eau pure à sa disposition.

Le poisson, consommé en trop grande abondance, peut prédisposer à certaines maladies de la peau ; de même, une alimentation exagérément riche en  foie risque d’entrainer une indigestion mal équilibrée de vitamines A dont la conséquence éventuelle sera une arthrite de l’épine dorsal ; trop de gras s’opposera à l’assimilation des vitamines E. Une forme de jaunisse, connue sous le nom de « gras jaune », peut en être la conséquence directe.

Non seulement la nourriture doit être soigneusement équilibrée, mais, de plus, les médicaments doivent être administrés avec discernement afin d’éviter tout trouble du système nerveux et autres manifestations allergiques dangereuses.

Un organisme aussi délicat que celui du chat peut créer des problèmes. Certains d’entre eux, quand ils ne sont pas en bonne santé, cherchent à se soigner tout simplement en dormant. D’autres, les siamois et les birmans en particulier, ont alors le sentiment de leur fin prochaine et perdent toute joie de vivre. Il est bien évident qu’à ce stade, de tels changements dans le comportement du minet exigent l’intervention du vétérinaire. C’est  en effet bien souvent un risque à ne pas prendre que de vouloir soigner un animal à la maison quand on est dépourvu d’expérience. Nous ne donnerons qu’un seul exemple : l’aspirine et ses dérivés, administrés inopportunément, peuvent être mortels !

Tous les chats sont individualistes, dans leur nature comme dans leurs habitudes.

Tous ont également leurs sympathies et leurs antipathies. L’idée très répandue selon laquelle ils n’aiment pas se baigner est dénuée de fondement. C’est vrai pour certains, mais combien d’autres, en revanche, aiment jouer avec l’eau, patauger dans les ruisseaux, les mares, ou au bord de étangs. Et même aller à la pêche !

Pour communiquer avec l’homme, ils ont leur propre langage. S’ils veulent qu’on leur ouvre la fenêtre ou la porte, ils savent se faire comprendre ; ils n’oublient pas les bonnes manières et remercient toujours par un léger miaulement  quand satisfaction leur est donnée. Leurs ronrons nous disent qu’ils sont heureux. Certains de leurs miaulements s’adressent seulement à l’homme, non à leurs semblables. Qui possède un chat est rapidement dressé par lui à interpréter ses désirs, et s’il apprend à le comprendre, il aura droit, en échange, à sa reconnaissance et à son amitié.

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