Une petite histoire du chat

Une petite histoire du chat

Passionnante comme un roman, l’histoire du chat est une petite exploration du monde. De l’empire des Incas où le chat était représenté sous les traits d’un berger, d’un musicien, d’un soldat, mais toujours sous l’apparence humaine, aux Antilles, aux Ile de la Sonde, en Afrique du Nord ou au soudan, et, en somme, sur toute la Terre (régions polaires exceptées), on retrouve des traces de nos seigneurs de gouttière.

Une petite (et brève) histoire du chat

Son ancêtre

chat momifiéLe 1er chat ? La légende s’intègre tellement à son histoire et le chat s’y prête si volontiers, qu’il serait bien hasardeux d’avancer avec certitude sa généalogie. Faut il chercher son ancêtre parmi les chats marbrés des iles de la Sonde ou parmi ceux du Bengale ?

Ou en Afrique, parmi les chats cafres de l’Équateur ? Pendant longtemps, des auteurs ont affirmé que le chat domestique descendait du chat sauvage africain. Actuellement, on peut rejeter cette hypothèse, les accouplements de chats sauvages et domestiques ayant donné les plus décevants résultats.

Faut il admettre la thèse du professeur Bertin qui déclare que la panthère noire d’Afrique serait un « super-chat » ?

Certes, elle en a tous les traits, mais chose plus troublante, tout comme le chat, elle est différente suivant les régions qui la voient naitre. Alors, panthère ?, chats de Java ou de Sumatra ? Caracal ? D’où nous viennent nos chats siamois, chartreux, abyssins, et ces tricolores espagnols si caractéristiques ?

Puisque le mystère reste complet, si on accordait foi à la légende ? Elle est bien jolie… Messire chat serait issu des bontés que Dame Lionne aurait eues avec le fou de son Royal Époux, un singe entreprenant qui l’avait bien fait rire…. Voilà qui est invraisemblable, mais l’adoration vouée aux chats par les hommes des antiques civilisations ou la haine farouche que d’autres leur ont portée dès l’avènement du christianisme ne sont elles pas tout aussi incroyables que la légende ? Même prévenu, on va d’étonnement en étonnement en lisant Moncriff.

Je ne pourrais ici qu’esquisser leur histoire en très larges traits. Je le regrette, mais le but de ce site n’est il pas de vous aider à mieux soigner nos chats contemporains ?

Le chat et l’Egypte

Pour les ancêtres de nos Raminagrobis, l’Égypte fut un véritable paradis ! Dans ces contrées, infestées de rats, l’homme considérait comme dieu protecteur une chatte qu’il appelait Dame du Ciel, tandis que son époux aurait été allié du soleil et vainqueur d’Apophis, le serpent de la nuit.

Bubast et le chatLes Egyptiens élevèrent des temples à cet animal qui les délivrait du terrible fléau qu’étaient les rats; ils le protégèrent, allant jusqu’à condamner à mort l’homme coupable de l’avoir maltraité ! Lorsqu’un chat mourrait, c’était presque deuil national…. Les magistrats, avec tout le décorum de leur charge, se rendaient auprès de sa dépouille; ils présidaient à embaumement et le transportaient en cortège au temple de Bubast pour l’inhumer dans la maison sacrée, où une déesse chatte et ses descendants furent adorés durant des siècles.

Le chat influa même sur les canons de beauté féminine. Les femmes, qui possédaient sa démarche souple et gracieuse, dont le regard était aussi énigmatique que le sien, étaient les plus recherchées. Biens de courtisanes célèbres, dont on retrouve aujourd’hui les traces grâce aux documents sculptés, peints ou gravés, se rapprochaient incontestablement du « type-chat »

Mahomet et sa chatte

Le fondateur de la religion islamique adorait sa chatte Muezza. Un jour, il la trouva endormie sur son burnous. La réveiller ? Pas question ! Mahomet n’hésita pas une seconde, et plutôt que de la déranger, il coupa la manche du vêtement et se rendit, ainsi vêtu, au pèlerinage de la Mecque…

S’il faut en croire les légendes arabes, c’est Muezza qui, la 1ère, retomba sur ses pattes. Par la grâce même de Mahomet, son maître, qui lui accorda ce pouvoir (ainsi qu’à tous ses descendants) en lui passant par 3 fois la main sur le dos.

Chats, belettes, Grèce et Égypte

Tout comme l’Égypte, la Grèce était envahie par les rats et les souris. De belettes furent dressées pour tenter de les supprimer. Hélas, si les rongeurs décampèrent, les chèvres, les lapins et les poules furent impitoyablement saignés par ces dames belettes. Que faire ?

Les Grecs tournèrent les yeux vers l’Egypte qui interdisait l’exportation de ses chats si précieux… Tant pis, on en volerait ! C’est ainsi que, durant des siècles, les Grecs s’emparèrent des chats de Louksor ou de Thèbes, tandis que des Égyptiens, très secrètement, tentaient de récupérer leur bien.

« Pussy-cat » et les Anglais

Le chat a imposé en Écosse tout d’abord et puis parla suite en Angleterre, une telle légende de fidélité et de courage que le mot cat s’emploie pour désigner un fameux et fougueux garçon.

Le chat et le Moyen Age

Incarnation du diable, souvenir d’un paganisme honni, l’Église va durement poursuivre le chat. Ce seront des procès à l’issue desquels de malheureux minets seront condamnés à être brulés vifs. Ces animaux innocents seront pourchassés impitoyablement, écorchés vivants, crucifiés ! Les feux de la Saint Jean verront cette chose sinistre : au milieu d’un cercle de feu, un mât était dressé autour duquel les pauvres bêtes tentent désespérément de s’accrocher, avant de retomber dans le brasier, asphyxiées et aveuglées par la fumée.

C’est une haine aussi farouche que l’idolâtrie qui s’acharne sur le chat. Des femmes furent brûlées parce qu’elles protégeaient, nourrissaient ou hébergeaient un chat !

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