Langage et façon de communiquer des chats

Langage et façon de communiquer des chats

Plus que tout autre animal, le chat est en mesure de communiquer soit avec ses congénères, soit avec ses congénères, soit avec des êtres humains. La communication s’établit au moyen non seulement du son de la voix, mais aussi des gestes et de la physionomie. Les félins ont plusieurs moyens de communication. Malheureusement, nous humains, ne pouvons pas percevoir et comprendre tous les messages de nos matous.

Les moyens de communication que nous pouvons apprendre à interpréter

Les chats peuvent communiquer par la voix : ronronnements, miaulements, sifflements sont autant de modes de communication pour votre félin. Le répertoire vocal du chat comprendrait 16 vocalises différentes chez l’adulte et 9 chez le chaton.

Quelques minutes après la naissance, un chaton est déjà capable de s’exprimer, même s’il ne le fait que d’une façon limitée. Très vite, il ronronne de satisfaction lorsqu’il commence à téter le lait maternel et crache de peur ou de colère lorsque son odorat l’avertit de quelque danger dû à la présence d’un être humain ou d’un animal inconnu.

Naturellement aveugle à sa naissance, il le demeure durant les deux premières semaines. Lorsque, après le sevrage, on lui donne pour la première fois de la viande crue, il gronde férocement à l’adresse de ses frères en essayant de les intimider et de les contraindre à s’éloigner.

Rapidement il manifeste aussi de l’affection, fermant un peu les yeux et ronronnant lorsqu’on le cajole ou le caresse.

Une chatte converse avec petits de mille façons différentes, par des sons et des mouvements. Elle les encourage à la suivre lorsqu’ils commencent à marcher, avec un miaulement semblable à un gazouillement, et utilise des sons plus bas lorsqu’elle perd patience, surtout si les chatons font mine de ne pas l’écouter.

Un autre son particulier signifie « revenez » s’ils vagabondent trop loin, et ce son devient encore plus impérieux s’ils mettent trop longtemps à s’exécuter. Il existe aussi une sorte de grondement très bas, prolongé, qui annonce un danger imminent, et quand la chatte donne cet avertissement les chatons s’immobilisent, terrorisés.

Elle ronronne avec satisfaction pendant la tétée lorsque les chatons sont encore très petits ; mais lorsque le sevrage est commencé et qu’elle comprend qu’il n’est plus nécessaire de les allaiter aussi souvent, elle gronde, bougonne, les éloignant d’elle-même s’ils insistent ; s’ils continent à l’ennuyer, elle leur donne une légère tape de la patte sur les oreilles et s’en va en secouant furieusement la queue.

Un chat peut exprimer le contentement, la peur, l’aversion, l’intérêt, l’ennui, l’amusement et même le sentiment de sa supériorité. S’il ferme les yeux lorsqu’on lui parle c’est un signe de satisfaction ; mais si, au contraire, il reste assis les yeux grands ouverts, cela peut indiquer la stupéfaction ou la peur, bien que de nombreux chats aient l’habitude de s’asseoir et de fixer leur maître lorsqu’ils désirent quelque chose, et d’insister jusqu’à son obtention.

La façon dont un chat tient ses oreilles fournit une bonne indication sur son humeur : il les porte droites lorsque tout va bien, mais celles-ci abaissées vers l’arrière de la tête et les yeux mi-clos sont rarement de bon augure. Un léger mouvement des oreilles lorsqu’on l’appelle signifie qu’il a entendu le signal mais qu’il préfère l’ignorer.

Les pattes sont utilisées comme un moyen de communication : le chat peut les remuer de-ci de-là avec contentement, mais s’en servir également comme moyen de défense, les griffes soties de leur fourreau, prêtes à l’attaque. Passées légèrement sur le visage du maître, elles servent aussi à exprimer l’affection (d’où l’expression : « faire patte de velours »).

Certains font preuve de leur aversion pour le sifflement en appliquant une patte sur la bouche de leur maître afin de le faire cesser.

La queue agitée paresseusement de côté et d’autre signifie la satisfaction mais, agitée violemment, elle manifeste de l’exaspération, tandis que sa simple contraction est plutôt un signe de dépit.

Courbant l’échine, le poil dressé et les pattes raides, le chat met son adversaire en garde : c’est le signe d’une proche agression.

Le « vocabulaire » des chats est riche, mais ceux-ci se différencient remarquablement dans leur façon de converser, sans parle des variétés exotiques comme les siamois qui sont, de loin, les plus communicatifs.

Les moyens de communication imperceptibles et incompréhensibles pour nous

Les chats communiquent beaucoup entre eux par l’odeur. Outre la forte odeur d’urine des chats entiers qui marquent leur territoire, tous les chats communiquent avec des phéromones qui sont des marques odorantes qui permettent de créer une atmosphère rassurante pour le chat.

Le chat adopte un comportement de frottement à l’égard des objets et des personnes appréciés et lorsqu’il retrouve cette odeur sur vous ou sur un objet, cela le rassure et le tranquillise : il se sent dans son univers. L’absence de ces marques odorantes est stressante pour le chat : lors d’un déménagement par exemple ou même seulement d’un changement de mobilier…

L’intensité de la « conservation » dépend évidemment beaucoup de l’intérêt que le maître manifeste envers son compagnon : généralement très courtois, le chat répond toujours lorsqu’on lui parle. La longueur et le ton des sons émis varient suivant les besoins et le sens exprimé : s’il a faim et que le repas tarde à arriver, le cri sera bref et insistant, et l’animal ira toucher son propriétaire de la patte pour mieux se rappeler à son souvenir ; un miaulement près de la porte veut dire qu’il éprouve le besoin de sortir : c’est un des signes que bien des gens comprennent, de même que les gentils « merci » lorsque la porte est ouverte.

Un certain temps est nécessaire pour distinguer la signification des divers son émis par un animal. Le chat pousse un hurlement de douleur s’il reçoit un coup ou quelque chose de semblable ; il émet un cri lamentable s’il se sent ignoré pendant trop longtemps ; son miaulement sera gai lorsqu’il pourra rester un peu avec son maître ou en compagnie d’un chat qui lui est sympathique. Il y a ensuite le cri de bataille à la vue d’un éventuel ennemi, le cri caractéristique produit par une chatte à la saison des amours, ou encore le hurlement, presque semblable à un gémissement, du mâle qui part à la femelle.

La jalousie est exprimée par un grondement ; la queue agitée violemment alors qu’il se retourne et s’en va, indique que l’animal fait preuve d’indifférence, tandis que le ronronnement, qui semble être involontaire, dénote de la joie. Certains chats miaulent faiblement, ouvrant la bouche en émettant un son à peine audible, mais de toute façon, il s’agit toujours d’un message destiné au maître.

La façon dont un chat se nettoie révèle également son humeur :  une toilette faite calmement et aisément signifie la détente, alors que le fait de s’asseoir et de commencer à se lisser le poil lorsqu’on l’appelle est une manière claire de montrer une totale indifférence ; une toilette faite à coup de langue brefs, énergiques et irrités, est signe de nervosité.

Quel que soit le geste et le son employés, le chat n’est certainement pas un animal muet, mais qui sait au contraire converse de différente façons et qui est doté d’une remarquable intelligence.

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